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2019 : création du GHU Paris psychiatrie & neurosciences

Après avoir élaboré ensemble un projet médico-soignant, repensé l’organisation territoriale des soins parisiens, unifié leur gouvernance, ces trois établissements deviennent en s’unifiant le 1er acteur hospitalier parisien des maladies mentales et du système nerveux.

Le GHU Paris est officiellement installé depuis le 1er janvier 2019 et emploie 5600 personnels dont 600 médecins, avec un budget de 380 millions d’euros. Sa création a été actée officiellement par arrêté de l’Agence Régionale de Santé et approuvé par le Conseil de Paris. Au total, 60 000 usagers parisiens sont accueillis chaque année par nos professionnels de santé. L’alliance des neurosciences et de la psychiatrie constitue à la fois un héritage et une identité singulière de nos activités, reconnus par les acteurs du territoire tels que la Ville de Paris.

La création d’une entité inédite représente l’occasion de conjuguer nos atouts, nos potentiels et nos cultures spécifiques pour inventer un nouveau modèle.

La dimension universitaire du « GHU » rend possible des interactions permanentes entre pratique clinique, formation, enseignement et recherche. Le GHU Paris est ainsi le creuset d’une innovation dans tous les domaines, où chacun se forme, transmet, partage ses connaissances, s’enrichit de travaux scientifiques de pointe, apporte sa contribution aux soins de demain.

Le nouvel hôpital poursuit ses collaborations structurantes, notamment avec ses deux partenaires historiques: les secteurs parisiens des hôpitaux Saint Maurice, et l’ASM 13. Au-delà, le GHU Paris s’inscrit dans un réseau de partenaires pluri-disciplinaires dans tous ses domaines d’activités.

Grâce à une organisation simplifiée, lisible, le GHU Paris est un hôpital plus fluide, plus attentif, et plus ouvert sur la Ville.

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Le GHU PARIS : UN NOUVEL HÔPITAL POUR LES PARISIENS

Le GHU Paris apporte une réponse sur mesure dans la proximité, grâce au secteur, l’urgence et le recours. Le GHU Paris devient, dans les domaines du soin, du social, du médico-social, de l’enseignement et de la recherche un partenaire privilégié de tous les grands acteurs du territoire.

Leaders dans les classements nationaux des soins en psychiatrie et en neurosciences les hôpitaux qui s’unissent pour former le GHU Paris bénéficieront d’un cadre idéal pour développer de grands projets au service des parisiens, notamment :

  • La création d’un hôpital de jour somatique pour tous les patients suivis en psychiatrie, un enjeu de santé publique majeur alors que les personnes souffrant de troubles psychiques ont une espérance de vie moindre à celle de la population générale ;
  • La création d’une unité de prise en charge des pré-adolescents, pour répondre aux besoins aigus des jeunes générations en proie à des troubles mentaux ;
  • La construction d’un bâtiment de 15 000 m2 abritant toutes les spécialités liées aux maladies neurologiques du Pôle Neuro Sainte-Anne ;
  • Le développement de filières de soins dans le domaine de la réhabilitation psycho-sociale, de la dépendance et du rétablissement, des psychothérapies, de la précarité, des addictions…
  • Le déploiement des centres référents dans le diagnostic, l’orientation, le soin et la recherche en matière de détection des troubles psychiatriques, de traitements des pathologies résistantes, des maladies neurodégénératives et de la neurologie, d’autisme et troubles apparentés…

Maison Blanche, Perray-Vaucluse et Sainte-Anne : les origines du GHU Paris

Les hôpitaux Sainte-Anne, Maison Blanche et Perray Vaucluse partagent une histoire commune, celle de l’émergence de la clinique des maladies mentales et du cerveau. Ces anciens asiles de la Seine ont travaillé de concert au cours des dernières décennies, et leur collaboration s’est accrue ces dernières années. Ce fut le cas avec la création de la première Communauté Hospitalière de Territoire parisienne pour la psychiatrie, puis plus récemment du Groupement Hospitalier de Territoire, toujours en partenariat avec l’ASM 13 et les secteurs parisiens des hôpitaux Saint-Maurice.

L’hôpital Sainte-Anne, où à la fois la stéréotaxie et les neuroleptiques ont connu leurs premières expérimentations, est doté d’une renommée internationale, fort de son capital « recherche ». Avec 700 lits et places en psychiatrie et 125 en activités neurosciences l’Hôpital Sainte-Anne est historiquement en charge des secteurs des 5e,6e, 7e,14e, 15e, 16e arrondissements, soit le Sud parisien.

L’établissement public de Maison Blanche, implanté initialement sur la commune de Neuilly sur Marne, a saisi le tournant de la sectorisation en répartissant près d’une centaine de structures de proximité dans le Nord parisien : les 8e, 9e, 10e, 17e, 18e, 19e, 20e où la densité de population est particulièrement élevée. L’établissement a développé une expertise fine de la prise en charge de proximité et comptait avant fusion 1100 lits et places.

Pour le Groupe Public de Santé Perray-Vaucluse, basé dans l’Essonne avant de déplacer son siège administratif dans la capitale, plusieurs transformations ont précédé la création d’un nouvel hôpital : le transfert de ses activités de secteur vers Sainte-Anne et Maison Blanche en 2016 (il s’agissait de la prise en charge des populations des 7e, 8e et 17e arrondissements) a marqué un cap décisif. Perray Vaucluse s’est repositionné dans l’animation d’une filière de soins pour les patients aux pathologies altérant fortement leur autonomie. Le continuum sanitaire (28 lits ) /médico-social (160 places) est un enjeu fort du parcours patient qui enrichit ainsi la palette thérapeutique du GHU Paris actuel.

Au total, le GHU Paris compte donc 2000 lits et 160 places en médico-social.

 

COMMENT PASSE-T-ON DE 3 HÔPITAUX AU GHU PARIS ?

Depuis plus d’un an, les services généraux œuvrent à une transition aisée pour l’usager et les professionnels. Pour les patients, il s’agit d’un simple changement administratif sans incidence sur leur lieu de prise en charge, n’appelant aucune démarche de leur part, et ce tout en conservant les mêmes interlocuteurs.

En revanche, sur le plan logistique, informatique et juridique, un important travail souterrain s’est accompli : compiler plus de 70 000 dossiers patients, harmoniser près de 3000 marchés publics, synthétiser 600 000 identités patients,  mutualiser une 100aine d’applications métiers différentes… Des missions bien souvent invisibles qui ont mobilisé chaque minute les professionnels du futur GHU Paris pour assurer une continuité de fonctionnement sécurisée, fiable, lisible et coordonnée.

Depuis le 1er janvier 2019, le Groupe Hospitalier Universitaire Paris psychiatrie & neurosciences dispose d’une nouvelle identité graphique.

LES POINTS FORTS DU GHU PARIS

Un territoire‐métropole
où la prise en charge s’adapte aux caractéristiques socio‐démographiques : précarité,                           exclusion, phénomènes sociétaux et aux multiples partenaires, au premier titre la Ville de                       Paris

   Une offre de soins complète et diversifiée
   urgences/ambulatoire/hospitalisation/médecine légale/consultations spécialisées/centres     référents/plateau somatique

    Une alliance historique et innovante entre psychiatrie et neuroscience

    Un ancrage dans la proximité
Le secteur, pivot du parcours de soins

Un continuum soins/enseignement/recherche
Avec 9 pôles universitaires et des services leaders dans la recherche en pathologies résistantes, AVC, addictions, remédiation, sciences sociales, épidémiologie…

GOUVERNANCE

La création du GHU Paris psychiatrie & neurosciences a été actée officiellement par arrêté de l’Agence Régionale de Santé et approuvé par le Conseil de Paris. 

Le nouvel hôpital est dirigé par Jean-Luc Chassaniol.

A l’exception du Conseil de surveillance qui sera installé dès début février, toutes les instances du GHU Paris sont en place. La commission médicale d’établissement a élu le Dr Béatrice Aubriot Présidente (lire : le GHU Paris élit son président). La Commission des Soins Infirmiers et Médico-techniques est également composée et présidée par Sylvie Leuwers, coordonnatrice générale des soins. Suite aux élections professionnelles, les représentants du CTE, des CHSCT, des CAPL et des CAPD ont été également désignés.