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Rencontre avec les psychomotriciens du 6ème secteur

Sylvie Gouel et Eddy Raynal, psychomotriciens à l’Unité Petite et Jeune Enfance (UPJE) du 6ème secteur de psychiatrie infanto juvénile (14ème arrondissement) et au CMP Corentin nous parlent de leur métier.

Après des consultations avec un médecin pédopsychiatre ou un psychologue clinicien (consultant référent), un projet thérapeutique est mis en place pour chaque enfant avec sa famille, de 3 à 6 ans à l’UPJE et de 6 à 12 ans pour le CMP Corentin. Des séances avec les psychomotriciens peuvent alors être organisées.

Elles durent environ 45 minutes et peuvent se dérouler en présence d’un(e) orthophoniste ou d’un(e) psychologue dans le cas de groupes thérapeutiques. Elles ont lieu en moyenne une à deux fois par semaine et peuvent durer d’une à quelques années.

Des suivis thérapeutiques en étroite collaboration avec les familles

Un bilan psychomoteur est réalisé en première intention. Ses conclusions permettent de mettre en place le meilleur suivi : individuel, groupal ou mère-enfant. L’accompagnement avec le consultant- référent se poursuit en parallèle : « c’est un tout ».

« Intervenir tôt, dès la petite enfance, permet d’influer au mieux sur le développement de l’enfant » appuient les professionnels. Le psychomotricien a recours à la médiation ou à la thérapie corporelle en recourant à des jeux ou à de la relaxation.

Un travail d’équipe

« On est très attaché au travail d’équipe, en lien avec l’ensemble des professionnels qui vont recevoir une famille », précise Eddy Raynal. Il s’agit des médecins, assistants sociaux, secrétaires, orthophonistes, psychologues et éducateurs.

De plus, les psychomotriciens occupent un rôle important dans l’accompagnement de l’enfant en dehors du lieu de soin. Selon les cas, ils peuvent prendre part à des réunions avec l’école des patients scolarisés et sont également amenés à réfléchir aux orientations vers des institutions plus adaptées.


« L’évolution thérapeutique n’est pas la même pour tous. Chaque patient est unique. Nous adaptons aussi bien la fréquence des séances, la longueur du suivi que la façon d’intervenir. Il est nécessaire de mettre en avant les progrès de l’enfant et d’avancer à son rythme » , nous explique Sylvie Gouel.


« Une part importante du travail consiste également en des temps de réflexion et d’élaboration clinique autour des suivis, par exemple en supervision » ajoute Eddy Raynal.