Bannière du GHT Paris

Rencontre avec Bénédicte Broglin et Biriyanga Nalliah, kinésithérapeutes

Biriyanga Nalliah est kinésithérapeute dans le service de Neurochirurgie et l’unité douleur depuis 2015 ; Bénédicte Broglin est kinésithérapeute, cadre de santé des unités de médecine physique de réadaptation (MPR). Elle travaille au sein du GHU Paris / Sainte-Anne depuis 2004. Elles nous racontent leur parcours, leur métier et ce qui le rend unique.

Une journée type n’existe pas

Biriyanga a des missions différentes selon le service dans lequel elle travaille. Dans le service de neurochirurgie, elle s’occupe des patients hospitalisés en suivi post-opératoire : « Nous effectuons des bilans afin d’évaluer leur autonomie et mettre en place un projet personnalisé. Pour ceux dont le retour à domicile est proche, nous donnons des conseils et des recommandations d’exercices à réaliser afin de poursuivre leur rééducation ».

Bénédicte et Biriyanga à la balnéothérapie du Site Sainte-Anne

Lorsqu’elle exerce au sein de l’unité douleur, Biriyanga s’occupe de patients suivis en ambulatoire qui lui sont adressés par les médecins de l’unité. La patientèle rencontrée peut ressembler à celle rencontrée en libéral mais Biriyanga a plus de temps pour écouter, comprendre et traiter le patient, ce qui est un avantage considérable pour un kinésithérapeute.

Bénédicte, de son côté, a un quotidien rythmé entre la gestion du service et les nouveaux projets. Ses missions concourent à mettre en place une organisation des soins et de la rééducation optimale et cohérente, d’impulser des réflexions sur les pratiques et la création de nouvelles activités de rééducation au bénéfice des patients. Et ce avec les équipes médicales et paramédicales.

Une équipe pluridisciplinaire au service du patient

Biriyanga aime le travail d’équipe : « Nous sommes intégrés dans une équipe de kinésithérapeutes et dans celle du service [composée de tous les métiers médicaux et paramédicaux] . On découvre à l’échelle de notre métier ce que chacun apporte au patient. L’avantage de l’équipe pluridisciplinaire c’est que l’on n’est pas isolé ! A l’hôpital, on n’est pas contraint de trouver les réponses, seul. On peut partager, discuter, échanger, demander des avis aux médecins, aux rééducateurs, aux infirmiers… c’est très intéressant. On échange dans le service et entre services ! »

Bénédicte partage cet avis : « L’objectif du patient, souvent l’autonomie, va être partagé par tout le monde et chacun amène sa pierre au projet. La communication entre tous les membres de l’équipe est indispensable. »

Un métier enrichissant aux compétences multiples

« Lorsqu’il est exercé à l’hôpital, ce métier fait d’autant plus sens car nous prenons en charge des patients aux problématiques différentes et variées, notamment au sein du service de neurochirurgieOn a envie de poursuivre et d’apprendre davantage, d’aller plus loin avec le patient afin de lui offrir la meilleure aide possible qui lui permettra de retrouver son autonomie.»

A Neuro Sainte-Anne, les kinésithérapeutes interviennent dans la plupart des services, à toutes les étapes du parcours du patient : réanimation, neurologie, neurochirurgie, hospitalisation de médecine physique et de réadaptation, hospitalisation à domicile de réadaptation. « De plus, le site Sainte Anne est un cadre sympathique pour la rééducation avec ses parcs et sa balnéothérapie par exemple; on peut ainsi proposer une rééducation plus agréable aux patients. »

Longtemps perçu comme un métier masculin, l’équipe est aujourd’hui majoritairement féminine ! Dans les écoles, la parité est quasi atteinte malgré les doutes de quelques patients : « certains d’entre eux ne nous pensent pas forcément capables de les porter. Moi je ne doute pas ! Je sais ce que j’ai à faire et je sais comment y arriver. La réassurance fait aussi partie intégrante de notre travail », conclut Biriyanga.