Que soignons-nous ?

TROUBLES ANXIEUX
Terme qui englobent l’anxiété, l’angoisse, la peur, la phobie et le stress.
 

  • Ils touchent environ 15 à 20 % de la population à un moment ou un autre de leur vie.
  • Les troubles anxieux sont 2 fois plus présents chez les femmes que chez les hommes.
  • La fréquence est variable pour chaque maladie appartenant aux troubles anxieux, la plus fréquente étant la phobie spécifique.


TROUBLES DÉPRESSIFS

La dépression se manifeste par une humeur triste, une perte d’intérêt pour toute activité et une baisse de l’énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d’appétit. La dépression peut aussi s’accompagner de symptômes somatiques. (OMS, 2011)

  • 1 personne a souffert ou souffrira de la dépression, 8% des 18-75 ans sont touchés chaque année.
  • Dans quasi 80% des cas, la personne rechute dans les cinq années qui suivent.
  • Les traitements sont efficaces dans 70% des cas.


TROUBLES BIPOLAIRES


Trouble de l’humeur, il se caractérise par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation (manie ou hypomanie) et de dépression, voire de mélancolie profonde, entrecoupées de périodes de stabilité. Le terme bipolaire évoque les deux pôles manie et dépression, entre lesquels l’humeur oscille.

  • Touchent 1 à 2 % de la population, et trois fois plus dans leurs formes moins graves.
  • Le diagnostic est souvent après 8 à 10 ans d’évolution, ce qui en fait une des maladies les plus invalidantes.
  • Vulnérabilité génétique: une personne dont le parent de premier degré est atteint a 10 fois plus de risque de développer un trouble bipolaire.


SCHIZOPHRENIE(S)


La schizophrénie est une pathologie psychiatrique qui peut prendre des formes très variées (on parle des schizophrénies). Elle peut avoir un impact important sur l'adaptation sociale et entraîner une grande souffrance chez la personne et ses proches.

  • Les troubles débutent entre 15 et 30 ans et évoluent sur la vie entière.
  • Elle touche 1 % de la population mondiale
  • En France, 600 000 personnes sont concernées.

TROUBLES DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES (TCA)


L’alimentation est une fonction vitale qui apporte les éléments nutritionnels indispensables à une bonne santé physique mais aussi psychologique, affective et sociale. L’alimentation est aussi une pratique sociale, familiale et culturelle.
Ceci explique la diversité des facteurs à l’origine des TCA; la continuité entre préoccupations alimentaires sans lendemain et troubles pathologiques (anorexie et boulimie) et la variété des modes d’expression d’une souffrance psychologique.

  • Apparaît le plus souvent chez les jeunes filles entre 14 et18 ans et chez les garçons dans 10 % des cas.
  • La boulimie touche environ 1,5 % des 11-20 ans (6 filles pour 1garçon). Elle débute généralement plus tard que l’anorexie, avec un pic de fréquence vers 19–20 ans
  • Les crises de boulimie touchent 28 % d’adolescentes et 20 % d’adolescents âgés de 10 à 19 ans.

 

TROUBLES DES COMPORTEMENTS CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT

De quel(s) trouble(s) du comportement parle-t-on ? Du trouble des conduites (TC), du trouble oppositionnel avec provocation (TOP) ? La notion de trouble des  conduites entretient un amalgame entre délinquance juvénile, souffrance psychique et pathologie mentale. Les soignants s’appuient sur une lecture compréhensive des mouvements psychiques qui sous-tendent les comportements des enfants et des adolescents.

  • Les TC concernent Selon les études 1,5 et 3,4 % de la population de moins de 18 ans.
  • Le TOP est le plus souvent établi entre 9 et 12 ans.


RISQUE SUICIDAIRE


Le risque suicidaire est associé à une fragilité psychique, qui se manifeste par : anxiété, tristesse, fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, sentiment d’échec, l’isolement...
Les signes de haut risque sont : le désespoir, une souffrance psychique intense, la réduction du sens des valeurs, un goût pour le morbide, la recherche d’armes à feu. La France fait partie des pays européens ayant un des taux de suicides le plus élevé.

  • Le taux de mortalité par suicide est de 14,7 pour 100 000 habitants (INSEE,2010). Il se situe nettement au-dessus de la moyenne européenne (10,2 pour 100 000 habitants).
  • Une politique active de prévention a contribué à la baisse de l’ordre de 20 % du nombre de décès par suicide en France entre 1986 et 2010. Au cours de ces vingt-cinq années, le nombre de morts est passé de 12 525 à 10 3343.
  • Selon une étude (santepubliquefrance.fr) , 3,9 % des personnes interrogées, âgées de 15 à 85 ans, déclaraient avoir eu des pensées suicidaires et 0,5 % avoir fait une tentative de suicide

 

TROUBLES ADDICTIFS

Les troubles addictifs regroupent l’alcoolisme, les toxicomanies, le tabagisme et les addictions comportementales

  • Le nombre d’expérimentateurs d’héroïne en France parmi les 11-75 ans est estimé à 600 000.
  • 18 % des 18-75 ans déclarent avoir pris au moins un médicament psychotrope au cours des 12 derniers mois (2010).
  • 49 000 décès estimés par an attribuables à l’alcool.