Epidémiologie

Suite à la publication d’un ensemble d’indicateurs sociodémographiques dans le rapport commun des Départements d’Information Médicale, la Cellule épidémiologie du GHU poursuit sa démarche de mise à disposition de données populationnelles ci-contre. Cette âge présente, pour chaque secteur de psychiatrie générale, les dix principaux indices permettant de dresser le profil sociodémographique de la population desservie.
A titre de comparaison, ces indicateurs sont également décrits à l’échelle de la population parisienne dans son ensemble. Ces informations sont librement réutilisables par chacun, dans le cadre de la formalisation de projets médicaux, de projets de soins ou de recherche, dans l’objectif de toujours adapter au mieux les stratégies de prise en charge aux singularités des populations.

Le GHU Paris psychiatrie & neurosciences dispose d’une cellule d’épidémiologie dont l’objectif est de développer l’épidémiologie en santé mentale sur le territoire parisien, en lien avec les acteurs régionaux et nationaux. Il prend appui sur le groupe de travail « Epidémiologie », pluri-professionnel et transversal aux différents établissements, ainsi que sur une équipe opérationnelle.

Il œuvre en particulier à l’harmonisation des indicateurs démographiques et épidémiologiques, à la mise en place d’études sur des thématiques prioritaires et propose un appui méthodologique et réglementaire à l’ensemble des personnels du GHU Paris, notamment par le biais des modules de formation « Les jeudis de l’épidémiologie ».

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Développement d’indicateurs épidémiologiques et démographiques 

Depuis 2015, le rapport commun des Départements d’Information Médicale met à disposition des professionnels et des acteurs du champ de la santé mentale de nombreux indicateurs relatifs à la population parisienne. Ces indicateurs sont le plus souvent détaillés selon différents niveaux de granularité, de l’îlot IRIS au territoire géographique couvert par chaque établissement. Ils s’accompagnent d’une représentation cartographique originale, réalisée avec le concours de l’Atelier Parisien d’Urbanisme et la Direction de l’action Sociale, de l’Enfance et de la Santé.

Suicide et conduites suicidaires – Tentatives de suicide aux urgences (TS-SAU)

La tentative de suicide est l’un des principaux indicateurs de santé mentale à l’échelle d’un territoire.  Selon l’Observatoire National du Suicide, en 2016, environ 80 % des tentatives de suicide prises en charge par le système de soins le sont, en premier lieu, par les services d’accueil des urgences (SAU)[1]L’étude TS-SAU se propose de décrire, en termes sociodémographiques, cliniques et d’orientation, les patients vus par les équipes de psychiatrie des services d’urgences sur le territoire parisien. Elle permettra d’améliorer les connaissances concernant les conduites suicidaires afin d’offrir aux patients la meilleure prise en charge possible.

La phase pilote de cette étude est actuellement menée au sein du SAU de l’hôpital Bichat Claude-Bernard.

[1] Observatoire National du Suicide. Suicide Connaître pour prévenir : dimensions nationales, locales et associatives, 2016.

Santé mentale et lien social – Enquête Santé Mentale et Logement 

Les troubles psychiques influencent la capacité des personnes à réaliser les activités de la vie quotidienne et peuvent entrainer des difficultés relationnelles. En cela, ils sont susceptibles d’occasionner isolement et précarité. Selon le rapport Samenta[2], près d’un tiers des personnes sans logement souffrent de troubles psychiatriques sévères. L’enquête un jour donné Santé Mentale et Logement vise, en miroir, à recueillir un ensemble d’informations concernant la situation sociale et les conditions de logement des patients pris en charge au sein des établissements psychiatriques de secteur à Paris. Elle sera menée le 31 janvier 2017.

[2] Anne Laporte, Pierre Chauvin. Samenta : rapport sur la santé mentale et les addictions chez les personnes sans logement personnel d’Ile-de-France. Observatoire du Samu social, 2004.

Soins sans consentement – Soins psychiatriques en cas de péril imminent (en projet)

La loi n°2011-803 du 5 juillet 2011, modifiée en septembre 2013, relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge a instauré une nouvelle mesure de soins sans consentement : les soins psychiatriques en cas de péril imminent (SPI). Depuis l’application de cette loi, et malgré une relative stabilité du nombre de patients pris en charge en soins sans consentement, la part relative des patients SPI tend à augmenter[3]. Afin de mieux comprendre les effets de cette réforme, la présente étude se propose de suivre, à un mois, les patients ayant reçu une indication d’hospitalisation en soins sans consentement lors de leur passage au sein d’un service d’urgence. Leurs caractéristiques cliniques, sociodémographiques, ainsi que leur devenir au sein des structures d’aval, seront ensuite examinées selon les différentes modalités de soins sans consentement.

[3] Coldefy M., Tartour T. De l’hospitalisation aux soins sans consentement en psychiatrie : premiers résultats de la mise en place de la loi du 5 juillet 2011. Irdes, Questions d’économie de la santé.   2015-205.

Accompagnement des projets de recherche

Afin de développer la recherche en psychiatrie et santé mentale sur le territoire parisien, la cellule d’épidémiologie du GHU Paris psychiatrie & neurosciences propose un appui méthodologique aux professionnels des établissements associés. En raison d’une importante demande, chaque projet fait l’objet d’un examen préalable par le groupe épidémiologie qui en examine l’originalité et la faisabilité.

Formation à l’épidémiologie

La cellule d’épidémiologie du GHU Paris psychiatrie & neurosciences a élaboré des modules, reconnus au titre du développement professionnel continu (DPC) vous permettant d’acquérir les bases de l’épidémiologie, les Jeudis de l’épidémiologie :

  • Etapes pratiques et réglementaires nécessaires à la mise en œuvre d’une étude
  • Mesures statistiques de base et interprétation critique
  • Mobilisation de sources bibliographique et méthodes de rédaction d’un article scientifique

Ces modules sont ouverts à tous et ont lieu un jeudi par mois de 17h à 18h30.