Que soignons-nous ?

Les troubles neurologiques sont des maladies du système nerveux central ou périphérique. En d’autres termes ils touchent le cerveau, la moelle épinière, les nerfs crâniens, les nerfs périphériques, les racines nerveuses, le système nerveux végétatif, la jonction neuro-musculaire et les muscles.

Ces troubles comprennent l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies relevant des « démences », les maladies cérébro-vasculaires, y compris l’accident vasculaire cérébral, la migraine et autres céphalées, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les infections du système nerveux, les tumeurs du cerveau, les troubles traumatiques du système nerveux tels que les traumatismes crâniens.
 

 

En France, un AVC survient toutes les 4 minutes. 1/3 des français y est confronté (soit personnellement, soit par l’intermédiaire d’un proche) et chaque année près de 140 000 personnes sont touchées (dont 75 % sont des premiers AVC). Première cause de mortalité chez les femmes, l’accident vasculaire cérébral peut atteindre les personnes à tout âge. 1 personne sur 6 sera concernée par cette maladie au cours de sa vie.
On distingue deux grandes variétés d’AVC. L’infarctus cérébral est la variété la plus fréquente (85%) ; il est dû à l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot sanguin, lui-même conséquence de diverses maladies artérielles ou cardiaques. L’autre variété est l’hémorragie cérébrale, conséquence de la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau.

L'accident Vasculaire Cérébral expliqué par le Pr Jean-Louis Mas et les Drs Calvet et Lamy

Entre 1 et 2% de la population française serait porteur d’un anévrisme, sans le savoir. Un peu plus de 5000 personnes sont victimes, chaque année, d’une rupture d’anévrisme. 
Un anévrisme cérébral est une dilatation anormale de la paroi d’une artère - ou plus rarement d’une veine - au niveau du cerveau. Cette distension entraîne la création d’une poche de sang, appelée «sac anévrismal». Or lorsque les artères se dilatent, elles s’amincissent et se fragilisent. Et plus la paroi est fragile, plus l’artère se dilate. Cette dilatation peut être d’origine héréditaire (environ 10% des anévrismes) ou être lié à une malformation congénitale non héréditaire. Ces anévrismes se créent souvent à des endroits où la pression artérielle est la plus forte, notamment au niveau de bifurcation des vaisseaux. Avec le temps, cette dilatation peut entraîner une fuite ou, plus grave, une rupture.
La «rupture d’anévrisme», c’est-à-dire l’éclatement de la poche de sang, entraîne une hémorragie plus ou moins grave et puissante. Il s’agit d’une urgence vitale.
● Les signes qui peuvent alerter : violent mal de tête, raideur de la nuque, un mal de tête violent qui traîne de façon inhabituelle, Il faut faire attention à tous les signes qui font penser à un AVC (nausées, vomissements, aphasie, etc.) car la rupture d’anévrisme est classée parmi les AVC hémorragiques.
 

Les tumeurs cérébrales expliquées par le Pr Pallud, PU-PH, Neurochirurgien.

La maladie de Parkinson touche 100 000 personnes en France où elle occupe le deuxième rang des maladies neurodégénératives. 
La maladie de Parkinson est caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones, les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Les traitements actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie. Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose sur l’existence de trois principaux symptômes moteurs : l’akinésie, une lenteur dans la mise en œuvre et la coordination des mouvements ; l’hypertonie, une rigidité excessive des muscles ; les tremblements. Des symptômes associés tels que les troubles du sommeil peuvent aussi se manifester. 

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750 000 personnes, pour moitié des enfants, souffrent d’épilepsie en France. On recense 50 syndromes épileptiques : il n’y a pas une épilepsie mais des épilepsies. 
Elles ont cependant toutes un point commun : une excitation synchronisée et anormale d’un groupe de neurones plus ou moins étendu du cortex cérébral, qui peut secondairement se propager à (ou faire dysfonctionner) d’autres zones du cerveau. Il en résulte une activité électrique - de survenue brutale, intense et prolongée - qui engendre les symptômes de la crise (mouvements involontaires, hallucinations auditives ou visuelles, absences…). L’expression de ces symptômes dépend :

  • de la/des zones cérébrales dans lesquelles sont situées les neurones impliqués
  • du rôle de ces cellules nerveuses dans les systèmes qui gèrent notre motricité, notre cognition, nos émotions ou nos comportements

Ainsi les épilepsies sont des maladies qui affectent des circuits nerveux plus ou moins étendus, pouvant conduire à la modification de leur fonctionnement physiologique.

La chirurgie de l’épilepsie du GHU Paris avec le Dr Devaux

En savoir plus : 

- Journée mondiale de l'épilepsie

- VIDÉO : Santé - Merci docteur : il m’a soigné de l’épilepsie

- VIDÉO : Santé - Merci docteur : Il m’a soigné de mes crises d’épilepsie

- INSERM : Épilepsie, un ensemble de maladies complexe, encore mal compris

 


 

30% des adultes soufrent de douleurs chroniques ; 7% de douleurs dites « neuropathiques ».
Les « Douleurs Neuropathiques » sont liées à une atteinte probable ou réelle du système nerveux ou neuromusculaire: picotements, paresthésies, démangeaisons, élancements, brûlures, sensation de froid douloureux…) ; Elles peuvent être complexes ou rebelles.
Sont aussi concernés les patients céphalalgiques : migraines, céphalées de tension, algies vasculaires de la face, névralgies du trijumeau et douleurs neuropathiques atypiques.
 

On dénombre par an en France environ 10 000 cas de traumatismes du rachis. Il peut prendre différentes formes.
La compression médullaire est une compression de la moelle et des nerfs qui s’en détachent, entraînant une interruption des voies nerveuses et des voies sensitives ascendantes et descendantes. Selon sa position, plusieurs symptômes peuvent se manifester, de gravité variable : douleurs du dos, névralgies costales, difficultés à la marche, etc.) La compression médullaire peut provenir de multiples causes : tumeurs, malformation d’un vaisseau irrigant la moelle épinière, infections, arthrose vertébrale, etc.
Autre pathologie du rachis, la syringomélie se traduit par l’existence d’une cavité à l’intérieur de la moelle épinière. Si la moelle cervicale est la plus touchée, la maladie peut cependant s’étendre au tronc cérébral au niveau du bulbe. Se développant généralement entre 25 et 35 ans et évoluant lentement, ce trouble neurologique du rachis se traduit par une faiblesse progressive des membres inférieurs et supérieurs, une insensibilité à la douleur et à la chaleur, une paralysie faciale, des troubles de la déglutition, etc.
 

Aujourd’hui, plus de 800 000 personnes sont touchées en France par une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée et 3 millions de personnes sont concernées, ce chiffre englobant aussi bien les malades que les aidants.
L’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui se caractérise par la présence d’agrégats de protéines bêta-amyloïdes et tau, qui s’accumulent pendant 10 à 20 ans avant les premiers troubles cognitifs et la dégénérescence des neurones. C’est à partir de la topographie des lésions de la protéine tau que l’on définit la forme de la maladie. Celle-ci peut être typique : avec une amnésie progressive ; ou atypique, manifestée par un trouble du langage et/ou visuel, sans amnésie.
Elle se manifeste d’abord par des pertes de mémoires, suivies au cours des années par des troubles cognitifs plus généraux et handicapants. Il s’agit de troubles des fonctions exécutives (programmation, séquence de réalisation d’un but… ), par exemple ne plus savoir comment se servir de son téléphone ou comment préparer une recette jusque-là bien connue. Des problèmes d’orientation dans le temps et dans l’espace peuvent aussi survenir, ou plus rarement, des troubles du langage ou de la vision élaborée.
> Zoom sur la maladie d’Alzheimer avec le Professeur Marie Sarazin

En savoir plus : INSERM - Maladie d'Alzheimer