Retrouvez toutes les informations sur le Covid-19

Le GHU Paris se mobilise face à l'épidémie de Covid-19.
Sur cette page, retrouvez toutes les informations concernant les nouveaux dispositifs mis en place au sein des structures du GHU Paris. Des experts livrent leurs conseils pour supporter le confinement, notamment lorsque celui-ci peut susciter des émotions négatives.

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Toutes les équipes du GHU Paris sont mobilisées pour faire face à l’urgence en psychiatrie et en neurosciences et restent à votre écoute.

Les soins continuent !

  • A Neuro Sainte-Anne, les activités programmées sont reportées et l’activité recentrée sur les urgences. Les téléconsultations permettent de garder le lien avec les équipes et surtout de monitorer votre situation afin qu’elle ne s’aggrave pas.
  • En psychiatrie, l’offre de soins de secteur (c’est-à-dire dans le Centre Médico Psychologique proche de votre domicile) reste accessible, préférablement par téléphone pour pouvoir aider en présentiel en priorité les personnes en forte détresse.

Cela s’applique à la psychiatrie adulte comme à la psychiatrie infanto-juvénile et les parents en difficulté : consultez les pages des pôles de soins ou la carte pour vérifier les structures ouvertes et proches de chez vous. 

                    - Prenez votre traitement comme d’habitude

                    - Restez en contact avec l’équipe qui vous suit à l’hôpital ou la personne dédiée vers qui elle vous aura orienté

                    - Passez un coup de fil pour faire renouveler votre ordonnance si besoin


Le GHU Paris met en place un centre d’appels pour les familles et aidants qui ont besoin de prendre des nouvelles de leurs proches pris en charge en neuro ou en psy et être soutenus.

Contactez le service d’hospitalisation ou les consultations concernées pour obtenir le numéro de la hotline.

  • Continuez votre traitement
  • Restez en contact avec l’équipe qui vous suit à l’hôpital ou la personne dédiée si absente
  • Faire renouveler votre ordonnance si besoin grâce aux téléconsultations
  • Privilégiez les appels, ne vous déplacez chez votre médecin que si nécessaire. Des outils sont mis en place (télé consultation, téléphone) pour assurer le lien.

Toutes les mesures de précaution sont mises en œuvre pour garantir la sécurité des patients. Afin de limiter la propagation du Covid-19 et de pérenniser la présence soignante, toutes les structures du GHU Paris sont mobilisées pour répondre aux urgences ou situations critiques mais sans perdre le lien. Pour les consultations en neuro, appelez le standard des consultations. Pour les consultations de secteur en psychiatrie, appelez votre CMP, des téléconsultations ou, selon votre besoin et les ressources disponibles, un rendez-vous, vous sera proposé.

Protégez vos proches. Reportez votre visite.


En application des consignes nationales relatives à l’épidémie de coronavirus, afin de limiter tout risque de contamination des personnes les plus vulnérables, les visites sont proscrites jusqu’à nouvel ordre.

Ces règles s’appliquent sauf situation exceptionnelle nécessitant votre présence aux côtés du patient, si vous êtes majeur et asymptômatique, avec accord de l’équipe médicale et de la direction.

Afin de renouveler vos prescriptions, il vous suffit de contacter directement le secrétariat de votre consultation. Les pharmacies peuvent aussi vous délivrer votre traitement chronique sur présentation de votre dernière ordonnance récente.

Les officines de pharmacie ont reçu des consignes pour renouveler automatiquement les traitements des personnes souffrant de troubles chroniques. Allez-voir votre pharmacien et renouvelez si besoin votre appel à votre CMP. Une nouvelle prescription pourra vous être délivrée par mail ou courrier après téléconsultation.

Protégez vos proches. En application des consignes nationales relatives à l’épidémie de coronavirus, afin de limiter tout risque de contamination des personnes les plus vulnérables, les visites sont proscrites jusqu’à nouvel ordre. Pour vous renseigner et si c’est urgent, contactez le service en question. Vous pouvez aussi appeler le call center des familles et aidants du GHU Paris. Le service d’hospitalisation de votre proche vous transmettra ces coordonnées.

Nos équipes mettent tout en œuvre pour assurer la priorisation des soins. Toutes les consultations ne pouvant pas être reportées doivent être limitées : les consultations à distance (téléphone, téléconsultations) sont désormais privilégiées. Il suffit d’appeler le service de soins concerné pour programmer une consultation à distance.

La Maison Départementale des Personnes Handicapées vous écoute, pour toute problématique à caractère grave ou urgent par mail contact@mdph.paris.fr  ou par téléphone au 39 75

 L’inquiétude des patients stabilisés sur la continuité de leur traitement et le temps passé à refaire des ordonnances tous les 14 jours avec les difficultés d’accueil ne sont pas propices à répondre aux inquiétudes des personnes concernées. Ce temps pris ne permet pas d’accueillir les publics non stabilisés qui arrivent en nombre et qui sont dans des situations complexes. Les équipes médico-sociales sont aussi à juste titre très sollicitées par les structures sociales et les nouveaux centres d’accueil mis en place.

>>> Lire la suite

 

  • Oppelia est une association loi 1901 qui a pour objet d’apporter une aide aux enfants, adolescents et adultes, ainsi qu’à leur entourage, qui rencontrent des difficultés sur le plan social, médico-social ou sanitaire, liées notamment à l’usage de substances psychotropes ou engagés dans des conduites à risques. :
    https://www.oppelia.fr/actualite/covid-19-oppelia-face-a-la-crise-sanitaire-sociale-nos-activites-evoluent/

     

 

#Restez chez vous…et vivez le bien

A lire : prendre soin de sa santé psychique en cas de distanciation social

  • Désignez une personne par semaine pour les sorties obligatoires (de premières nécessité)
  • Evitez les contacts physiques et respectez les distances de sécurité
  • Aérez tous les jours, toutes les pièces de votre domicile de 20 à 30 minutes
  • Lavez-vous les mains plusieurs fois par jour, après chaque changement d’activité.
  • Nettoyez régulièrement les poignées de porte, les interrupteurs muraux, les lampes de bureau, ordinateurs et téléphones
  • Faire de l’exercice même en intérieur. (à la maison)
  • Occupez-vous :  travail manuel, jeux de sociétés …

  • Gardez une alimentation saine et équilibrée, prendre les repas de préférence à heure fixe, éviter le grignotage, l’abus d’alcool et de tabac.
  • Ayez des horaires de sommeil fixes pour garder ses repères de coucher et de lever
  • Si vous télétravaillez, vous astreindre à des pauses régulières et aux horaires fixes.
  • Pratiquez une activité physique journalière (de préférence à heure fixe) : exercice de respiration, yoga...

11 questions très simples sur le coronavirus
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander... Les réponses du Pr Philippe Juvin.
Covid-19 : Rémy Buisine pose vos questions à Philippe Juvin, médecin anesthésiste réanimateur

>> https://www.brut.media/fr/news/11-questions-tres-simples-sur-le-coronavirus-964af693-2269-4294-b68e-a67cae80a657

Lors d’une interview retransmise en direct sur notre page Facebook, le chef des urgences de Pompidou a tenu à rassurer.
Les mesures d’Emmanuel Macron sont-elles à la hauteur ?

Le discours d’Emmanuel Macron a été bien complété par celui du ministre de l’Intérieur. Les propositions de Christophe Castaner sont claires : la philosophie, c’est de ne pas se balader, de rester chez soi, et d’avoir le moins de contacts possible. Je pense que c’est à la hauteur.
Ce matin encore, on a vu des images de transports en commun bondés : n’y a-t-il pas des choses à faire là-dessus ?

Il va y avoir quelques jours de mise en route, mais il ne faut pas se faire d’illusions. Les gens vont s’adapter.
On était obligés d’en arriver là pour faire entrer en vigueur les mesures de confinement ?

Il est important de savoir qu’il n’existe aucun traitement contre cet agent infectieux. À l’heure actuelle, il y a deux manières de le faire cesser. On peut laisser la population acquérir le Covid-19. Tout le monde tombe malade, et quand la moitié a contracté le virus, l’épidémie régresse. À partir de 75% de la population infectée, il n’y a plus d’épidémie. C’est ce qui se passait au Moyen Âge avec la peste. Évidemment, si on optait pour une telle option, les urgences seraient débordées, et il y aurait encore plus de morts. La deuxième manière de lutter, c’est de dire aux gens que pour casser la chaîne de contamination, il faut faire en sorte qu’on ne s’infecte pas.
Combien de malades avez-vous en ce moment à Pompidou ?

Plusieurs malades arrivent tous les jours, avec des symptômes plus ou moins graves. Il faut savoir que la moitié de la population qui a le virus, probablement, ne sait pas qu’elle est malade. Mais elle reste contagieuse. Et l’autre moitié, pour 80 %, présente des signes très banals du Covid-19. Une toute petite partie de cette moitié présente une forme très grave et peut décéder.

On en fait des tonnes parce qu’on est face à un virus qu’on ne connaît pas. L’agent émergent, on ne sait pas comment il peut évoluer. Par ailleurs, la maladie est extrêmement contagieuse : tout le monde peut l’avoir.
Comment vont les hôpitaux ?

Certaines villes de France, notamment dans l’Est, sont submergées, comme Mulhouse, où il n’y plus suffisamment de lits. Colmar aussi. À Paris, deux hôpitaux se sont remplis très rapidement de patients graves, parce que c’est là qu’on les a envoyés. Ici à Pompidou, les choses sont plus calmes. On va probablement remplir l’hôpital progressivement. Cette nuit, un nouveau cas de Covid-19 est arrivé.
On voit que la courbe en Italie ne cesse augmenter : à quand le pic en France ?

On n’a pas de boule de cristal. Mais si on regarde les Chinois, on voit que le premier cas a été détecté le 7 décembre. Ils se sont rendu compte que quelque chose se passait, puis ils ont détecté l’origine de la maladie. En janvier-février-mars, la courbe était descendante. Puis il y a eu la phase toute descendante. Donc ça a duré trois mois et demi. En France, le premier cas, c’était il y a un mois. Mais ce ne sont que des hypothèses.

Le nombre de patients décrits tous les jours, c’est un chiffre purement indicatif et faux, c’est la partie émergée de l’iceberg. On ne teste pas tout le monde, et la moitié des patients sont asymptomatiques.
Pourquoi on ne teste pas toute la population ?

La grande difficulté, c’est la désorganisation du système de santé. Nous devons continuer à faire en sorte de pouvoir prendre en charge les patients qui ont le coronavirus, mais tous les autres aussi !!! Aux urgences, on voir des péritonites, des fractures… Si nous sommes submergés, on n’y arrivera pas. Si on fait des tests sur toute la population, les laboratoires se seront encombrés.
Comment on fait un test ?

C’est simple : on introduit un coton tige très fin et très long dans la narine, au fond. Ce n’est pas douloureux, même si ce n’est pas très agréable. On fait deux-trois mouvements pour gratter, on ressort le coton tige, on le met dans un tube qu’on ferme, on met un emballage, un deuxième emballage, et on envoie au labo. Il recherche sur le coton la trace du passage du virus. Ce test prend du temps : les résultats arrivent en 24h.

L’OMS recommande depuis hier soir de tester, tester, tester. Pourquoi ? Parce que si vous savez que vous l’avez, vous serez plus enclin à rester chez vous.
Combien de temps le virus reste-t-il dans l’organisme ?

Nous n’avons pas de certitude. On sait que la durée d’incubation varie entre deux et 12-13 jours (mais vous ne savez pas que vous êtes malade). Ensuite, vous êtes malade, vous pouvez tousser, cracher, avoir des difficultés respiratoires parois plus graves, mais c’est très rare. Ça dure à peu près deux semaines. Après, le virus a probablement disparu, mais comme on ne fait plus de tests, on n’a pas plus d’infos là-dessus. Donc je dirais que le virus reste trois-quatre semaines total dans l’organisme.

Si on est guéri au bout de 14 jours, il est toujours plus raisonnable de continuer à être extrêmement prudent : prendre ses distances, se laver les mains. Car vous pouvez rencontrer quelqu’un qui a le virus. Quelques cas de réinfection ont été décrits (mais on ne sait pas si ce sont des rechutes ou des réinfections).
Quand verra-t-on les résultats des mesures de confinement ?

Le confinement a produit des effets en Chine : il y a eu une diminution réelle du nombre de cas. On a constaté les effets au bout d’un mois et demi. Le Président a parlé de 15 jours, mais il faut s’attendre à ce que ce soit prolongé. Mais il faut comprendre que personne ne sait, on tâtonne !

Nous sommes plus ou moins confinés, nous faisons face à beaucoup d’incertitudes, et nous nous inquiétons.

La peur n’est ni bonne ni mauvaise. Elle existe, et on ne peut pas la supprimer. Ce n’est pas une question de volonté. La peur est une réponse automatique. Il est inutile de la juger.

L’inquiétude est une suite de pensées négatives à propos de phénomènes qui pourraient se produire. Ces phénomènes seraient les conséquences incertaines mais redoutées d’un évènement réel ou lui-même redouté. Cette anticipation de conséquences négatives s’accompagne le plus souvent d’une charge émotionnelle anxieuse.

https://igorthiriez.com/portfolio/le-corona-souci-petit-guide-de-gestion-de-lincertitude-en-periode-de-confinement/

>>> Quelques exercices physiques à faire chez soi : cliquez ici