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Une nouvelle étude internationale offre un nouveau regard sur les dépressions résistantes

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Le Pr Philip Gorwood de la Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale (CMME) a participé à un consensus international qui souhaite changer le concept et l’appellation de « dépressions résistantes ».

Nommées ainsi jusqu’à aujourd’hui notamment dues à la difficulté de trouver des traitements adaptés, elles seront désormais nommées dépressions « difficiles à soigner ». Grâce à la recherche, ces pathologies sont en voie de redéfinition, offrant ainsi un nouveau regard sur ceux qui la subissent.

Cette étude est publiée dans Journal of Affective Disorders 1.

Ce que l’on sait :

Malgré les différents traitements prescrits, les symptômes dus à la dépression persistent pour la majorité des patients. Elles sont alors appelées « dépressions résistantes aux traitements ».

Ce que l’on cherche à démontrer :

Cette étude cherche à redéfinir, ré-évaluer les dépressions grâce à une approche plus empathique. L’équipe de recherche a envisagé cette nouvelle dénomination de la dépression difficile à traiter et propose une prise en charge adaptée.

Ce que l’on apprend :
  • Ce ne sont pas les patients qui sont résistants, c’est bien la dépression qui, malgré les différents traitements, persiste.
  • Les critères d’évaluation sont désormais multidimensionnels. Ils ne sont plus basés sur des scores que l’on intègre à une échelle. L'accent jusqu’à aujourd’hui mis sur le traitement, passe d'un objectif de rémission à celui d’un contrôle optimal des symptômes, afin d’améliorer les fonctions psychosociales quotidiennes pour une meilleure qualité de vie.

Cette nouvelle définition est ainsi centrée sur le patient [et non sur la maladie], grâce à une meilleure prise en compte de ce dernier, notamment dans les prises de décisions partagées avec le soignant.

>>> Lien vers la publication

 

[1] The identification, assessment and management of difficult-to-treat depression: An international consensus statement