Foire aux questions

Conformément à l’annonce gouvernementale L’infection par le SARS-2 Covid-19 sera reconnue comme une maladie professionnelle. Néanmoins à ce jour nous sommes toujours dans l’attente des directives nationales. Vous devez dans un premier temps contacter la médecine du travail (Dr SAUVAGET 01 43 56 57 83) pour être suivi dans le cadre de votre infection au SARS-2 Covid – 19. Une communication générale sera faite par la DRH dans un second temps pour vous expliquer les modalités de reconnaissance de maladie professionnelle et vous accompagner dans cette démarche. Nous vous conseillons de bien conserver les résultats positifs de votre test.

En effet, il est tout à fait possible d’avoir contracté le Covid en étant asymptomatique. Il convient donc que l’on vous fasse un prélèvement rhinopharyngé par PCR, si possible dans le GHU en passant par votre cadre.Un rendez-vous rapide vous sera donné et vous devrez remplir une feuille de demande disponible sur QualNet. Vous viendrez avec un masque. La médecine du travail vous indiquera la conduite à tenir en fonction du résultat (« quarantaine »  l’espace de 8 jours ou retour au travail avec les gestes barrières).

Cela peut être le cas par exemple si votre test a été effectué avant retour dans une unité Covid négative après avoir travaillé dans une unité Covid +. Vous pouvez en effet être contagieux, même asymptomatique. Il faut donc limiter les interactions le plus possible. Vous pourrez reprendre le travail présentiel à partir du 8ème jour après la PCR (si vous n’avez toujours pas eu de symptômes au minimum 48h en portant comme tous les professionnels un masque chirurgical et en respectant les autres mesures barrière et d’hygiène). Contactez votre encadrement.

Actuellement la PCR est indiquée (pour les personnels soignants) dans 3 situations :
1.    En cas de symptômes évocateurs de Covid-19
2.    Chez les personnes contacts au foyer (normalement à l’hôpital on ne doit pas être contact si l’on respecte les mesures barrières)
3.    En cas de retour vers une unité non Covid si l’on a travaillé dans une unité Covid

Faire des prélèvements à large échelle dans les autres situations n’a pas beaucoup de sens car :

  • si le pourcentage de faux négatif ne dépasse pas 10%, il peut être supérieur si la technique de prélèvement n’est pas adéquate ou si le prélèvement est effectué trop tard par rapport au début des symptômes.
  • il n’est pas réaliste de faire des prélèvements à intervalle réguliers.

 

Afin de savoir si vous faites  partie des personnes à risque, vous pouvez consulter l’avis du 31 mars 2020 du Haut Conseil en Santé Publique intitulé : avis relatif à la prévention et à la prise en charge des patients à risque de formes graves de COVID-19 ainsi qu’à la priorisation des tests diagnostiques ». Votre médecin traitant vous donnera aussi toutes les informations nécessaires et la médecine du travail (Dr SAUVAGET 01 43 56 57 83). 

L’asthme n’a pas été retrouvé pour l’instant comme un facteur de risque d’infection à Covid-19 ou de forme grave de la maladie. On ne peut cependant pas exclure qu’un asthme puisse être aggravé comme c’est le cas avec d’autres virus. Vous pouvez donc travailler sans inquiétude particulière mais si vous êtes sous corticothérapie orale qui est un facteur d’immunodépression, il pourra vous être conseillé par votre médecin traitant ou le service de santé au travail de recourir au télétravail, si cela est possible, et en tout état de cause de ne pas travailler auprès de patients diagnostiqués covid+.

Selon la procédure en vigueur, un prélèvement naso-pharyngé pour PCR a été certainement réalisé pour ce patient. Cela étant, quel que soit le résultat, si vous avez respecté les gestes barrières, il n'y a pas de raison de vous inquiéter. De manière générale, indépendamment de cette situation, vous pouvez demander une PCR si vous avez des signes compatibles avec le Covid-19.

En effet, actuellement, effort prioritaire à l’échelle nationale  porte sur cette problématique. Il s’agit de la « STRATEGIE DE CONTACT-TRACING POST-CONFINEMENT » dont l’objectif est de casser la chaine de transmission du virus. Une procédure très précise a été mise au point à la mi-mai.  Toute demande de PCR fait l’objet d’un signalement immédiat sur un site spécifique (plateforme SIDEP) et si elle positive, la caisse d’assurance maladie se chargera d’une enquête au foyer du patient. Les médecins du GHU sont impliqués et mobilisés dans cette démarche. 

La politique du GHU est de réaliser un dépistage systématique pour les personnels qui ont été postés dans une unité Covid de façon prolongée avant un retour dans une unité Covid négative. Plus généralement, le respect des mesures barrières permet justement de réduire considérablement le risque de transmission, en considérant que toute personne est potentiellement porteuse du virus.

Depuis le début de la crise, le GHU Paris a déployé, avec l’aide des services de la DITSI (Direction de l’Innovation Technologique et des Systèmes d’Information), un vaste programme d’outillage des professionnels de l’hôpital afin de pouvoir travailler à distance. Ces dispositifs sont prolongés ; toutefois le maintien en télétravail relève d’abord et avant tout de votre encadrement , qui peut évaluer votre situation compte tenu de l’organisation de votre service et des équipes. 

Il arrive en effet que la PCR reste positive pendant plusieurs semaines alors que les personnes vont très bien. On ne sait pas actuellement la signification réelle de ce fait dans la mesure où il peut s’agir de fragments génétiques du virus sans que celui se réplique et donc puisse se transmettre. Cela ne remet pas en cause les règles sur la durée d’éviction mais justifie encore plus le respect des mesures barrières qui permettent de réduire considérablement le risque de transmission, en considérant que toute personne est potentiellement porteuse du virus.

La présence d’anticorps et le fait que vous ayez eu des signes suggère fortement que vous avez rencontré le virus même si l’on ne peut pas avec certitude attribuer vos signes à l’infection par la Covid-19 (vous avez pu être contaminé à un autre moment). Il est probable que vous bénéficiez d’une certaine protection, dont on ne connait pas encore la durée. En raison de ces incertitudes, il faut que vous continuiez à respecter toutes les mesures barrières.

Le plus probable est que vous avez rencontré le virus. Toutefois, cette « valeur prédictive positive » dépend de plusieurs paramètres dont la prévalence de l’infection dans une population donnée. A l’heure actuelle, en population générale cette prévalence ne dépasse pas 5%, rendant le risque de faux positifs non négligeable. Il est possible que cette prévalence soit plus élevée chez les soignants. En raison de ces incertitudes, il faut que vous continuiez à respecter toutes les mesures barrières.

Il est probable que vous n’avez pas rencontré le virus. Cependant, si vous avez été en contact, on ne peut exclure que les anticorps ne soient pas encore détectables. Vous pourrez poser les questions que vous souhaitez à votre médecin ou au service de santé au travail.

Les tests rapides comportent les TDR (tests de diagnostic rapide) faits au laboratoire et les TROD « tests rapides d’orientation diagnostique » qui peuvent être pratiqués hors du laboratoire, par exemple aux urgences La détection de streptocoque dans la gorge au cabinet du médecin est un TROD. Dans le cadre du Covid, les tests rapides peuvent être réalisés à partir de sérum, plasma ou sang total prélevé par piqûre au bout du doigt. Ils pourraient être utilisés en complément d’une recherche d’ARN viral par PCR sur prélèvement nasopharyngé pour diagnostiquer l’infection à SARS-CoV-2 chez un patient ayant des symptômes évocateurs de COVID-19, car les IgM semblent être les premiers anticorps à apparaître. Les indications des tests rapides font l’objet de recommandations de la Haute Autorité de Santé.

D’abord, il faut rappeler que cette infection guérit toute seule dans la grande majorité des cas. Pour les formes plus sévères ou chez les personnes à risque, divers traitements sont en cours d’évaluation. Comme vous l’avez entendu ou lu dans les médias, à ce jour aucun n’a vraiment fait la preuve de son efficacité mais les choses évoluent vite et nous aurons peut-être des résultats encourageants pour certains d’entre eux, en attendant un vaccin.