Hyperactivité physique, anorexie mentale, rigidité cognitive : un tiercé préoccupant

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Une étude pilote menée par le chef de pôle de la Clinique des Maladies mentales et de l’Encéphale et son équipe Inserm démontre que l’hyperactivité physique (un phénomène largement observé chez les patients souffrant d’anorexie mentale) est un facteur explicatif de la perte de flexibilité cognitive qui caractérise cette maladie.

52 personnes, 28 diagnostiquées atteintes d’anorexie mentale, et 24 personnes « contrôle », ont composé la cohorte étudiée. Pour le professeur Gorwood, c’est la manifestation « d’un cercle vicieux, plus de rigidité, plus de sport, plus de restrictions alimentaire, plus de rigidité… ».

Cette investigation exploratoire mérite d’être répliquée à grande échelle car elle porte en elle des enseignements pouvant permettre d’adapter les stratégies et recommandations thérapeutiques, notamment en termes d’accompagnement de l’activité physique et de programmes de remédiation cognitive.