Service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) Epilepsie

Vivre avec l’épilepsie

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Les candidats doivent être agés de 20 à 60 ans et résider à Paris

S’ils présentent des difficultés d’insertion, ils ne doivent, néanmoins, pas être trop déficitaires pour pouvoir s’inscrire, à minima, dans l’échange verbal et dans un travail d’élaboration portant sur les conditions de leur autonomie. Les intéressés doivent, également, disposer d’un mode de domicile stable pour être en mesure de s’engager dans un accompagnement régulier et continu.

Ce service médico-social, régi par le décret 2005-223 du 11 mars 2005, bénéficie d’une dotation globale de la Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé (D.A.S.E.S) du Département de Paris. Le Centre Hospitalier Sainte-Anne assure la gestion de cette structure. Implanté au sein de cet hôpital du 14ème arrondissement de Paris, le SAVS est rattaché à son pôle médico-social soucieux d’intégrer, dans sa politique qualité, une dynamique d’évaluation dans les pratiques professionnelles.

La prise en charge

 

L’accompagnement réalisé par le SAVS est conditionné par une décision de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). La durée de l’accompagnement s’organise, dans le cadre du délai notifié par la MDPH (en moyenne 3 ans), au vu des besoins de l’usager  évalués par le service avec l’intéressé.

L’admission

Toute personne, désireuse de bénéficier d’un accompagnement social, peut présenter directement une demande d’admission au responsable du S.A.V.S. au même titre que les familles et les partenaires sociaux ou médicaux.

L’accueil

Le SAVS-Epilepsies est ouvert, en journée et éventuellement en soirée, aux usagers du lundi au vendredi uniquement sur rendez-vous ; il n’y a pas de permanence en libre accès.

Les rencontres avec les usagers s’organisent selon des horaires convenus, à l’avance, avec l’usager et l’équipe du SAVS.

Les objectifs recherchés 

Fondé sur une approche globale et individualisée, le S.A.V.S recherche la (ré)inscription de l’usager dans son espace de vie relationnel et environnemental en l’aidant à en utiliser les ressources. Dans cette optique, le service soutient le bénéficiaire dans la compréhension/appropriation de son parcours de vie et la recherche de stratégies de compensation et d’adaptation. Ce qui est visé c’est le changement de positionnement, de telle sorte que l’intéressé se situe, à terme, comme un sujet responsable et acteur de sa vie.

Le Projet d’Accompagnement Personnalisé

La première année permet à l’usager de se familiariser avec ses pairs ainsi qu’avec les intervenants du service dans le cadre des missions qui leur sont imparties, de telle sorte que puissent émerger progressivement ses véritables attentes en matière de projet de vie. L’éducateur référent met à profit cette période d’observation et de co-réflexion pour évaluer ses besoins et difficultés d’ordre cognitif et psychique qu’il prendra en considération pour élaborer le Projet d’Accompagnement Personnalisé. Cette trame sera soumise en réunion clinique aux regards croisés de l’équipe psycho-éducative qui s’efforcera de l’enrichir tout en s’assurant de son caractère intelligible et dynamique, avant d’être explicitée au bénéficiaire qui, lui aussi, pourra apporter des réajustements. Seront, alors, contractualisés, pour l’année à venir, les objectifs de travail retenus et les moyens à mettre en œuvre pour lesquels l’usager sera convié à se mobiliser.

Les axes d’intervention

En fonction du projet de chacun,  5 grands axes d’intervention  peuvent être proposés :

  • Accès au soin et à la rééducation
  • Accès à la formation et à l’emploi
  • Accès au droit/aux connaissances administrative et budgétaires
  • Accès et maintien au logement
  • Accès à un mieux être psychique et relationnel

Les modalités d’intervention

  • Afin d’assurer cohérence et continuité au projet individualisé, chaque bénéficiaire est suivi sur un mode individuel dans le cadre d’entretiens, de visites à domicile ou de démarches à caractère social ou médical :
  • L'accompagnement socio-éducatif s'inscrit du côté de l'action autour des objets de la réalité sociale (logement, travail ou formation, soin, droit, loisirs,  etc.).
  • La psychologue clinicienne reçoit des usagers en psychothérapie, sur indication de l’équipe, pour favoriser la disponibilité psychique nécessaire à l’insertion ; la neuropsychologue propose un bilan neuropsychologique complet aux nouveaux arrivants qui n’en ont pas encore bénéficié , afin de mettre en évidence leurs potentialités et limitations .
  • Il est attendu, également, que les usagers s’inscrivent dans une dynamique collective favorisant les échanges et la collaboration entre participants, en prenant assise sur leurs aspirations, connaissances et savoir-faire respectifs.
  • Chaque éducateur co-anime un groupe, avec un animateur expert dans chacune des 3 médiations  proposées (« Multi-Média », « théâtre » et «revue de presse »). Les participants du groupe Multi-Média  ont été, notamment, mis à contribution pour créer le site internet du SAVS (http://www.savs-epilepsies;fr)/ et sont invités à l’alimenter.
  • La psychologue clinicienne est, également, référente d’un groupe de parole à visée thérapeutique ; c’est un lieu de libre expression où il leur est donné d’exprimer leurs souffrances et de confronter leurs vécus liés à l’épilepsie et aux handicaps qui en découlent.

Le SAVS Epilepsies, conformément aux dispositions prévues dans le secteur médico-social,prend en compte les droits des usagers dans sa démarche qualité et dans les documents d’information qui leur sont remis (Charte des droits et libertés de la personne accueillie. Livret d’accueil, règlement de fonctionnement)

  • Le cadre éthique et technique du projet de service intègre dans son fonctionnement, 2 principes essentiels à savoir le « respect du rythme et du libre choix de la personne » :
  • Il est prévu de prendre en compte le rythme de la personne en lien avec les déficits neurocognitifs liés à la maladie, dans le processus d’admission, d’élaboration et d’accompagnement du projet individualisé. Sont explicités dans un langage simple et accessible, autant que de besoin, les documents légaux ou ceux relatifs à son accompagnement ; à tout moment,  il peut demander à consulter son dossier et obtenir des éclaircissements à ce sujet.
  • Est recherchée l’adhésion participative qui se traduit aussi bien dans la mobilisation individuelle que dans la dynamique collective. En tant que partenaire central, l’usager est associé étroitement à toutes les phases d’élaboration de son projet.. La recherche de solutions concertées valorise les prises d’initiatives et les mises en situation sont privilégiées. Dans les groupes, est encouragée l’affirmation de soi en lien avec la capacité à communiquer et à négocier avec autrui. Ce système d’entraide mutuelle vise une réappropriation par les usagers de leurs difficultés afin qu’ils soient mieux à même, in fine, de les gérer.
  •  Dans un souci d’amélioration et de meilleure adéquation du type d’accompagnement proposé, le service a instauré, une fois par an, une instance de participation au fonctionnement du service « le comité à la vie sociale » et a prévu de développer d’autres outils permettant l’expression des usagers et les avis des usagers tels qu’un « questionnaire d’expression des usagers ». Un bilan annuel avec les  participants des groupes permet de réajuster  les orientations et de faire évoluer les activités.